La théorie universelle du cheveu sur la langue

Les pauvres âmes qui possèdent un cheveu sur la langue, qu’il s’agisse d’un zozottement d’un cheucheutement, d’un seusseutement ou de tout autre défaut de prononciation ont un point en commun. Forcément. Toujours. Sans aucune exception. 

Ils ont un prénom ou un nom de famille totalement imprononçable pour eux. 

C’est certainement un dérivé de la loi de Murphy (google frère, google), ce n’est pas leur faute. Il faut une série de coincidences extraordinaires pour que le défaut de prononciation s’aligne très exactement avec les consonnes présentes dans le nom ou le prénom de l’individu.

Les parents qui choisissent innocemment un prénom n’ont pas forcément conscience du poids que le destin va poser sur les épaules de leur progéniture. En effet, ils ne pouvaient pas savoir qu’ils allaient laisser le prix d’une voiture d’occasion chez l’orthophoniste pour corriger le léger handicap verbal de ‘Fophiane’ ou de ‘Ichisse’ (je ne donnerai pas de nom de famille, ils me lisent peut être).

Pour l’eternité de leur courte et triste vie, ces pauvres chevelus de la parlante devront témoigner de leur ridicule, de l’horreur de leur condition dès les présentations. Chacune de leurs rencontres saura au commencement de la relation que, malheureusement, ils ne savent pas prononcer leur prénom.

Cette recherche très profonde, argumentée et universelle n’a pas pour but de montrer du doigt ces pauvres âmes en détresse, au contraire, nous tentons ici de prévenir à ces catastrophes individuelles. Sensibilisons les futurs parents aux consonnes à risque. Ouvrons les bras à une ère de Léo, Marie, Héléne et Laurent. Adieu autres Périclès, Zoé, Cassandre, Kévin (le son [v] peut être complexe, oui, oui) et moult Justine. 

Merci pour eux.

Mraouw.

La théorie des toilettes des filles

Cette théorie est un coup de poing dans le grand marécage des études de la sociologie des excréments. Vous allez vivre une enquête exclusive au sein des lieux les plus communs de l’humanité.

Il faut du courage pour tenter d’expliquer une des plus grandes injustices naturelle de ce monde.
Pourquoi y a t il une queue digne de la plus belle attraction pour gnomes de Disneyland devant les toilettes femelles ? 

Je sens frémir dans vos mignonnes têtes une réponse toute faite et peu satisfaisante. Une réponse anatomique. Comme quoi le pipi sort plus vite chez les mâles que chez le beau sexe. Je n’y crois pas. Je m’y oppose. 
Démanteler cette affirmation est assez aisé. En effet, dans des temps reculés, la lutte pour la survie nécessitait que le mâle marquât le territoire de manière intempestive. Or afin de marquer efficacement un territoire, il faut avoir des bonnes réserves d’urine. Ce qui induirait un pipi plus long, alors que dans nos sociétés civilisées où les activités urinaires sont regroupées dans le temps, les mâles devraient logiquement faire la queue plus longtemps devant les toilettes.

Ainsi, le monde fait face à un mystère profond. Les femmes ne font pas plus pipi que les hommes, ni plus lentement.

La première raison tient simplement dans les bouts de tissu cachant chastement les divines formes des jeunes filles. Ouvrir une braguette est un geste rapide, simple et efficace. Prendre le temps de déboutonner un pantalon, de descendre délicatement une culotte vendue au prix de l’uranium pour trois pauvres bouts de tissu après avoir consciencieusement essuyé la cuvette afin de ne pas attraper le sida des fesses, c’est long. D’autant plus qu’il y a toujours une crétine pomponnée qui a décidé de porter une combinaison. En plus d’avoir l’air en pyjama, elle doit entièrement se déshabiller afin de délester sa vessie. Le commun des mortels ne portant pas de combinaison aura toutefois la glorieuse satisfaction de l’imaginer, ridicule, entièrement nue, perchée sur la cuvette.

Un autre facteur déterminant du temps passé dans une file d’attente devant les toilettes c’est la nature même des lieux d’aisance. Les urinoirs sont une véritable machine à faire faire pipi plus vite. La proximité avec d’autres pénis ne pousse généralement pas à s’attarder trop longuement. 

Les toilettes masculines ont un inconvénient majeur. Les deux activités de déjection sont séparées. Ce qui empêche ces lieux de devenir vraiment confortables. En effet, lorsque quelqu’un évite les urinoirs pour se diriger vers les vraies toilettes avec une cuvette et du papier, il envoie un message très simple au monde : “Je vais faire caca.”. Débute alors une marche de la honte vers la toilette en question. 

Dans l’imaginaire populaire, les toilettes des femmes sont un lieu confortable et rassurant. Un lieu paisible où elles peuvent se refaire une beauté, raconter des potins, et rigoler de toutes leurs dents blanches et rayonnantes, les yeux pétillants de malice.

Or c’est un lieu de haine, de mépris mutuel. Une jungle humaine dans laquelle chacune sait pourquoi l’autre est là, et tente d’oublier sa condition définitivement humaine. Sa condition d’usine de recyclage de cupcakes en merde. 

Rêvons d’un monde plus beau et plus doux, dans lequel nous pourrions exprimer notre mécontentement en faisant pipi sur les chaussures de nos prochains.

Mraouw.

La théorie du blouze du dimanche

La théorie qui se rapporte au blouze du dimanche est une théorie dégueulasse. Elle sent le vieux vomi, le cendrier froid, la bière et la vieille sueur poisseuse.

Pourquoi blouze t on le dimanche? C’est pourtant, sur le papier, un jour tranquille la chatte. On n’a pas besoin de se creuser la tête à trouver des occupations. Les magasins sont fermés, la famille vous attend pour s’attabler autour d’un poulet roti odorant, les odeurs d’eufs brouillés se répandent comme le choléra. On n’a pas à réfléchir sur la soirée, où trouver de la boisson, quelle veste porter, qui on va bien pouvoir choper. Le dimanche est en théorie un jour de bonheur doux. 
En pratique, ça fonctionne pas. Le dimanche est un jour de franche mélancolie, un moment de flemme pyjamesque sur un canapé vert pisseux. 

Le dimanche, la majorité de la population cuve son vin. Le samedi soir, reconnu universellement comme pilier des sorties du weekend, est jour de fête. Les gens dansent, les gens s’aiment nus sur des banquettes de voiture, les gens boivent. 
Le lendemain, ils sont pas frais. Parce que c’est physique. Il faut bien que l’alcool sorte par quelque part. Ces mêmes gens qui détruisaient la nuit à coup de boisson font moins les malins le lendemain venu. Ils regardent le monde à travers leurs yeux collés par les restes de maquillage et des petits cacas d’yeux dégoûtants, ils pleurent leur crâne malmené. 
Mais surtout ils se souviennent, ou tentent de se souvenir. Lorsque les derniers instants de déshinibition se sont dissipés dans des vapeurs nauséabondes, des morceaux reviennent. Soudain ils se remémorent cet instant où ils ont paru ridicule auprès de l’intergalaxie présente autour d’eux. Ce moment où ils ont malaxé ostentatoirement une partie du corps de l’immondice dans laquelle ils fourraient leur langue, ont chanté Frère Jacques au videur, ou ont montré leurs zizis à la concierge. Des sautillantes humiliations en série.

L’autre facteur de dépression passagère le dimanche c’est la nourriture. Le brunch ça pèse sur l’estomac fragilisé des beaux enfants qui ont sucé Dionysos la veille. Les oeufs ça se digère mal c’est bien connu. Or certaines études américaines de renom ont prouvé les liens étroits que le ventre entretien avec le cervelet. Un moral gai dans un ventre heureux comme dirait l’autre. 

Le dimanche, c’est avant tout le retour des inhibitions, c’est pour ça que le monde blouze. Le poids social alcoolisé retombe tout d’un coup sur les frêles épaules des fêtards désespérés. 
La déprime du dimanche, c’est comme devoir regarder infiniment un efferalgan se dissiper dans un verre d’eau sur des ballades de Dylan. Donc, on s’ennuie. La partie du weekend où l’on avait le droit de s’amuser est partie loin derrière et il faut songer à la semaine, triste et sombre qui s’annonce. 

Pour éviter le blouze du dimanche, il faut redoubler d’inventivité. Certains choisissent de continuer leur soirée de manière diurne dans des endroits éclectiques au bord de fleuve pour finir de remuer leurs petits troufions de crétin enchaleurés contre d’autres culculs.

D’autres préféreront se délecter des merveilles offertes par le Paysage Audiovisuel Français, ou errer dans leurs appartements trop étroits pour leur ambitions, enfermés dans leur propre médiocrité et leur mal de crâne.

Pour mieux vous mettre dans l’esprit de cette théorie vous pouvez écouter une merveilleuse playlist post nuit difficile ici

Plus tard je vous causerais d’un truc encore pire que le spleen du dimanche c’est l’envie de suicide du mardi. Le mardi c’est le jour du Diable. 
Et aussi des gens bourrés qui le samedi soir vous disent “EEEEEH DEMAIN ON VOTE AVEC LA GUEULE DE BOIS, TROP DRÔLE.”. Voilà. Eux. Non. 

Mraouw.

La théorie de la brocante

La brocante gagne du terrain ici et là dans les gaies sociétés occidentales. Pour mieux lutter contre cette progression hideuse, il faut pouvoir reconnaitre les formes qu’elle prend.

Vous avez découvert grâce à ma bien aimée prose, l’expression “chiner de la zouz”, vous vous êtes réjouis, et avez réussi à la caser au cours d’un diner familial particulièrement guindé. Mamie n’a pas compris mais qu’importe, vous avez brillé inter pares. 
Mais chiner c’est avant tout une activité bien lointaine de l’affreux saikse, une activité qui se pratique dans l’espace proche de la maison de campagne familiale, dans le bled pas loin du sombre trois pièce de mamie dans une banlieue sordide, ou rue de Bretagne pour les plus novices.

Les objets que l’on trouve dans les brocantes sont souvent sujets à de bonnes tranches de marrade. Qu’on se trouve dans le cadre d’un vide grenier pouilleux ou d’une immense raiderie, la finalité est la même d’un côté et de l’autre des tréteaux : faire “affaire”.
Pour certains, il s’agit de réussir à refourguer l’atroce bibelot, cadeau de noël de l’entreprise Grainocom en 1987 au prix le plus élevé possible, pour d’autres c’est parvenir à trouver LA pièce vintage qui donnera un côté décalé à leurs intérieurs atypiques.

Les clients sont des spécimens vivants de diversité humaine et de pathologies rares.

Les collectionneurs arrivent avec une idée en tête, qu’ils collectionnent les boutons, les timbres, les marteaux, les cannes à pommeau, les instruments de torture moyenâgeux ou les pièces de monnaie, ce sont des connaisseurs pointus. Ils connaissent exactement le prix de l’objet de leur passion et la totalité des objets disponibles dans le monde. Ils demanderont l’âge exact de l’objet au vendeur, sa résistance à la chaleur, le taux de calcium contenu et la vitesse de perforation de l’air. Collectionner témoigne d’une névrose profonde remontant au passage à la phase anale de l’enfant. Periode traumatique comme chacun sait. 

Les pros du marchandage sont en mission secrète. Ils demandent négligemment au vendeur la valeur de la marchandise chérie avant de passer leur chemin pour revenir de plus belle. Leurs victoires sont ensuite affichées chez eux. Leur arc de triomphe à eux c’est le prix le plus bas qu’ils ont réussi à obtenir. Par tous les moyens, ils iront jusqu’à trouver des techniques très pointues de négociation. Ainsi, on peut entendre au détour d’un stand une phrase riante comme : “on trouve les mêmes en moins cher à Marrakech” ou “De toute façon, maintenant tout le monde vend des figurines en olivier tressé de la princesse Amidala”. 

Les gamins excités seront toujours là, dans toutes les brocantes du monde entier, ils tireront sur les bras fatigués de leur géniteurs. Ils tripoteront l’intégralité des jouets disponibles, demanderont à grands cris des robots désarticulés, des barbies crasseuses et des tricycles abandonné. Ils seront également attirés à grands cris par les lumières prometteuse du  manège et du stand de barbe à papa. Vous les verrez se faufiler partout tels des petits grains de sables dans votre Yop! estival. 

Le bobo en goguette est sans doute le pire de tous ces chineurs. Il vient sur une recommandation de Télérama, qui a ouvert une section “Brocantes de charme”. Il est sur son territoire, persuadé de sa supériorité, ses marmots en Zadig & Voltaire Kid sur les talons. Il parade furieusement en montrant à tous ces bouseux son bon goût vestimentaire. Chaque objet design, avec “un petit côté sixetize tellement dans le ton” le fera craquer. Il déboursera des sommes folles face à des vieilles intégrales de Playboy 1979 qui feront tellement décalé à côté de Libé dans le salon. 
Il racontera à ses amis graphistes comment il a fait une “vraie petite affaire” en acquérant ce vase art déco pour une somme “ridicule”. Il ne mérite donc que les flammes dévorantes de l’enfer. 

Si les clients sont débordants de créativité afin de se rendre ridicules, la typologie des stands n’en est pas moins truculente. 

Il y a dans un coin la mère de famille nombreuse venue vendre l’intégralité de son trousseau de naissance, on trouve des bavoirs usés jusqu’à la moelle, les chaussons portés par tous les membres de sa portée, la collection été 2006 Auchan au thème Charlotte aux Fraises. Les mômes, à moitié consanguins, se tiennent à ses côtés, les plus âgés ont parfois le droit de vendre leurs jouets, alors s’alignent comme un cimetière enfantin sordide, les poupées décapités, les peluches crasseuses, les playmobiles désassortis sur un napperon élimé.

A côté on trouvera le stand vide grenier de feu la grand mère tenu par les petits enfants pas bien ravis de se retrouver à Trifouillis les Oies pour brader les culottes de mamie et la Légion de papi.  Ils se disputent sans cesse pour le prix, le client fuit lorsque les conversations en viennent au  non refermé six ans plus tôt, étape précédant, comme chacun, sait le pugilat. 

Le spécialiste est un individu fascinant. Sur son stand on ne trouve qu’une seule catégorie de choses qu’il est sans doute le seul à vendre dans l’univers intergalactique.  Les spécialistes de taxidermie des rongeurs sont toutefois trop rares, ainsi que ceux qui ne vendent que des cuillères en argent du Second Empire. Ce type de vendeur semble être l’évolution ultime du collectionneur une fois que ce dernier est parvenu à surmonter ses nevroses, ou est endetté jusque la moelle.

En vrac, les meilleurs restent tout de même le pakpak qui s’est planté de spot avec ses Tours Eiffels lumineuses, le vendeur de poisson reconverti qui braille “ils sont beaux mes patins à roulettes, ils sont beaux”, la mamie trop attachée à ses objets qui refuse de les vendre, le gamin perdu qui tente de vendre les fleurs crottées cueillies cinq minutes avant dans le pré non loin et le radin qui pense que chacune de ses reproduction de statuettes en terre cuite aztèque vaut une petite fortune. 

Toutefois, ce qui est fascinant c’est plutôt l’idée même de la brocante, à la fois ultime sclérose d’une société du neuf et alternative pathétique mais bien pensante à la consommation. 

Mraouw.

La théorie de la pression sociale sur le grand internet

Lorsque l’on surfe sur le ouebbe mondial, il existe plusieurs catégories de sites. Certains poussent à clamer au monde qu’on les a visités, à l’hurler et à le placarder sur toutes les places publiques de France et de Navarre. Et puis il y a les autres.

Les sites bénéfiques pour votre socialisation dans le grand monde réel sont les sites bien pensants et puritains. Promenez vous sur des interfaces d’ONG, de parrainage de petit enfants dans le Tiers Monde, allez lire des revues d’économie complexes, parsemer vos surfs de graphiques et de courbes infinies, bref privilégiez des choses neutres, en gris et blanc. L’ultime snobisme reste quand même la visite virtuelle d’un musée. 
Ces sites font malheureusement écho à l’utilisation originale de l’internet dans la recherche purement fonctionnelle d’information. Le grand monde des objecteurs de conscience, ces gens conformistes qui haïssent la déviance même virtuelle, souhaite que vous cherchiez des choses sur les internets. Des informations. Utiles pour la vraie vie. 

Il faut alors savoir sur quoi on va tomber avant de cliquer sur un lien, je suppose que c’est pour cela qu’a été inventé le NSFW (cette analyse est le résultat d’années de recherches, oui, oui)
Le problème de cette catégorie c’est qu’elle est très subjective, une image bien innocente avec un petit garçon grassouillet léchant une glace que vous avez postée sur votre tumblr à orientation plutôt “bouffe, cul et toutes mes influences dans ma tête” pourra être pointée du doigt. Là , fondant sur vous, un objecteur de conscience vous regardera du siège d’à côté d’un air méprisant. Vous êtes jugés, vous êtes futiles, vous avez envie de vous prostrer au fond d’un placard vos mains crispées sur votre tête, mortifié par la pression sociale sur le grand internet et d’oublier votre amour des glaces et des petits garçons
L’autre cas de figure c’est le caractère honteux de certaines pratiques sur internet, ainsi, si vous êtes un membre actif d’un forum de fanfic sur Hunger Games, votre plus grande peur sera de voir votre voisin connaître votre passion infamante. 

Il faudrait inventer de nouvelles expressions pour qualifier le genre de sites que vous n’ouvrerez jamais en amphi, devant votre mère, en open space, ou quand vous êtes certains que votre voisin de métro zieute salement sur votre bigophone portatif.
La normalisation et la création de petites catégorie de l’internet beaucoup plus claires devraient être au programme de tous les candidats pour la maîtrise du pouvoir absolu sur le monde et l’univers. 

Ces sites sont la version virtuelle des conversations ridicules qu’on peut attraper au hasard d’une soirée ou dans la rue. Dans le contexte, la reflexion peut être profonde et forte ; étayée par des arguments solides, mais lorsque vous entendez “si t’as les bonnes chaussures et le bon sac, peut importe le reste, on te dira que t’es stylée, hihi” ou encore “elle suce pas, c’est la zermi” et même “mais t’as vu comment elle m’a trop dévisagé cte salope, tssssss” vous jugez du haut de votre silence méprisant. C’est normal, le monde est peuplé de cerveaux sous développés doués de parole. 

L’attention que vous portez au regard des autres sur l’écran vous font repartir à un niveau de honte proche de celui de cette mamie bavaroise qui cache ses nouvelles érotiques dans le paquet de croquettes de son chat. 

La seule façon de connaître vraiment une personne c’est de fouiner dans son historique, des recherches google les plus stupides comme “image de kinder en jupette”, “se sentir horny pour un cousin” ou encore “petites filles avec foutre”. Ces dernières sont rarement faites sur en navigation privée, et encore moins sur un ordinateur portable. Les sites les plus visités sont également un critère fameux de découverte des lubies de ses amis les plus proches. 
Vous devenez alors cet objecteur de conscience si haï auparavant, vous riez devant les accès d’hypocondrie de votre petit frère quant aux démangeaisons étranges sur diverses partie de son corps, ou encore la secrète inscription de votre génitrice sur des sites de rencontre obscurs. 

Les âmes les plus pures et les plus douces parviendront à sublimer cette bonne conscience de l’internet en tentant de donner une crise cardiaque à leur voisin indiscret. Les recherches sont faciles et il est toujours évident de trouver une image de fléau génital, de rencontre artistique entre du caca et une jeune fille très gourmande, ou encore de monstres gélatineux, nus et obèses. 

Mraouw.